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Témoignages
TEMOIGNAGE
Avec Ou
ssama Frioui
« TAGGIST SA innove dans les technologies d’identification »

« Je n’ai jamais pensé travailler outremer et je reste profondément attaché à mon pays et à ma région Kairouan. Notre objectif est d’être la référence nationale dans les services que nous proposons ».
Focus sur Oussama Frioui qui se retrouve à 28 ans manager de TAGGIST sa, société de services spécialisée dans les solutions d’identification, de traçabilité et de mobilité avec notamment une forte expertise dans la technologie RFID (identification par radiofréquence). Oussama a été accompagné et soutenu par la pépinière de Kairouan et présenté au Mercredi de la création d’entreprises du 21 avril 2010.



A 23 ans Oussama est ingénieur de l’ENIS et de Supélec (France). Oussama a réuni plusieurs compétences dans le domaine électronique, radiofréquence, CEM et télécommunications. Il commence sa carrière au sein de l’institut d’électronique et de télécommunications de Rennes (IETR) et Alcatel Alenia Space ce qui lui permet d'avoir de solides compétences en hyperfréquences, CEM et les architectures d’antennes pour des applications spatiales. Avant d’avoir l’idée de fonder TAGGIST, il a préparé une thèse de doctorat en Micro et Nanoélectronique à l’Institut Matériaux, Microélectronique et Nanoscience de Provence (IM2NP, Polytech’Marseille) et STMicroelectronics ce qui lui permet d’avoir de solides compétences dans la conception des circuits Intégrés Radiofréquences. De plus, il a participé à plusieurs formations à Euromed Management (Marseille-France) dans les domaines du management de la technologie et de l'innovation. Voici son témoignage.

« Les technologies d’identification automatique généralement et la technologie RFID (Radio Frequency Identification) principalement connaissent une croissance importante et offrent un potentiel de développement très important. Dans ce contexte, j’ai eu l’idée de créer TAGGIST qui est spécialisée dans la conception et l’intégration de solutions globales de mobilité, d’identification, de sécurité et de traçabilité en combinant plusieurs technologies comme : RFID, codes à barres (1D, 2D), NFC (Near Field Communication) et des technologies: GPS, GPRS et RTLS en milieu professionnel et industriel. Avec son offre globale de services, TAGGIST prend en charge toutes les problématiques liées à un projet, depuis l'étude d'opportunité en amont jusqu'au déploiement d'une application productive. De plus et suite à un choix stratégique, nous montons une collaboration avec un laboratoire français de renommée internationale, qui permettra de concevoir et fabriquer des lecteurs RFID innovants (partie Hardware).

« L'innovation est devenue l'un des principaux moteurs de la croissance et de la mondialisation »

En effet, nous sommes en train de développer un produit breveté : une plate-forme embarquée modulaire, extensible et compatible avec différents standards permettra enfin une gestion optimale des données, des technologies d’identification automatique : RFID (Radio Frequency IDentification), codes à barres (1D, 2D), NFC (Near Field Communication) et des technologies temps réel : GPS (Global Positioning System), GPRS (General Packet Radio Service) et RTLS (Real Time Location Systems), pour tous les niveaux et tous les types de déploiement. En effet, notre solution comporte un volet logiciel et un volet matériel. Elle est basée sur les principes de la RRA (RFID Reference Architecture) mais c’est une nouvelle approche/nouveau produit. Concrètement, notre plate-forme embarquée est une sorte de contrôleur intelligent (livré en interface Ethernet WiFi et RJ45) qui se comporte comme un serveur de pages web sécurisé (cf. Figure 1). Ainsi, ce contrôleur intelligent combine une gestion et un contrôle dynamique des différents capteurs (lecteurs fixes et portables, imprimantes…) avec des processus de données afin de fournir des données extrêmement précises via des interfaces standards d'applications qui permettent de valoriser les processus de travail. Ce produit fournira des déploiements, des différentes technologies d’identification automatique et temps réel, « plug-and-play » couvrant plusieurs domaines telles que l’agroalimentaire, la logistique, l’industrie pharmaceutique, le commerce de détail, l'aérospatial, l'automobile … Donc, ce contrôleur intelligent simplifiera remarquablement les ressources informatiques, et notamment le système d’administration des ces dernières, déployées par les entreprises pour l’acquisition de solutions d’identification automatique et temps réel.

« Le FOPRODI un fonds spécifique d’une portée très importante »

Notre entreprise a été réalisée grâce au financement dans le cadre du FOPRODI, un fonds spécifique, et d’une portée très importante qui permet au créateur d’une PME, de réaliser son projet en participant à raison de 10% seulement du capital, le reste étant financé entre le fonds et deux SICAR. De plus, la BFPME et l’AMEN Bank ont cru à notre projet et nous ont octroyé deux crédits de 250. 000DT. Nous avons toutefois trouvé toute l’aide nécessaire auprès de la pépinière, Kairouan Innovation Technologique, par la formation, l’encadrement et l’encouragement qui s’est matérialisé par le soutien et la logistique nécessaire pour notre participation aux salons et manifestations spécialisées et nous a donné une certaine visibilité par des articles dans la presse écrite.
A ce stade, la société arrive à maîtriser le processus de réalisation technique, réalise une partie de ses objectifs commerciaux. Nous sommes en phase bien avancée pour mettre en place deux projets au compte de Tunisair et La poste Tunisienne, mais reste encore un effort à déployer sur le plan communicationnel et visibilité qui nécessite un budget spécifique, un planning et un développement efficace. Développement qui sera amorcé grâce au soutien de plusieurs industriels et/ou investisseurs qui veulent prendre une participation dans notre capital. De plus, nous avons un nouveau produit et deux nouveaux brevets en phase de dépôt qui nécessiteront une levée de fonds assez importante mais qui attirent plusieurs investisseurs et nous sommes vraiment rassurés à ce niveau vu les encouragements soutenus accordés par l’Etat… ».


Kairouan Innovation Technologique – 25 août 2010.

 

TEMOIGNAGE
Avec Samir El Ammari, Prix du Président de la République 2010 pour le meilleur Projet financé par la BTS
« L’innovation est payante, la créativité, l’esprit d’entreprendre aussi »


Après Imen Aouina, accompagnée et hébergée à la pépinière de Radès qui a conçu et fabriqué le premier « amorceur made in Tunisie » pour l’éclairage public, Belachab Chahbani qui a inventé le diffuseur souterrain pour l’irrigation en région aride, accompagné plusieurs années durant par la pépinière de Jerba et qui construit actuellement son usine à Medenine, Samir El Ammari de la pépinière de Mahdia est le troisième promoteur du Réseau National des Pépinières d’entreprises à voir son parcours de créateur récompensé par M. Le Président de la République, pour le meilleur projet financé par la BTS.

« Pour moi la surprise était de taille souligne d’emblée, Samir, au dernier moment j’étais tenté de déposer ma candidature, mais à aucun moment l’idée n’avait effleurée mon esprit d’être parmi les meilleurs et de recevoir des mains de la plus haute autorité de l’Etat la consécration de mon modeste parcours.
Comme mes camarades de la pépinière de Radès et Jerba, que j’ai souvent rencontrés dans les manifestations organisées par l’APII et les pépinières d’entreprises, j’étais profondément ému et touché à l’idée que l’innovation était payante, et que la créativité, l’esprit d’entreprendre était soutenu dans notre pays et dans ma région Mahdia que je ne quitterai pour rien au monde.
Mon parcours est celui d’un jeune créateur qui a parfait son expérience professionnelle avant de se lancer dans son propre projet, et l’idée de mon projet est venue d’elle-même au cours de cet apprentissage. Diplômé de l’ISET Mahdia en 2001 en maintenance industrielle, j’ai exercé deux années durant au titre de technicien supérieur en maintenance industrielle dans une société d’étude et installation des stations de pompages à Tunis. A 24 ans je me retrouvais Directeur Technico-commercial d’une société de distribution des outils de coupe diamantés et à 29 ans je fondais ma propre entreprise « SGM », la Société de Maintenance Industrielle, pour l’étude et la fabrication des machines conçues spécialement pour le travail du marbre et tout type de pierres. Trois années plus tard je créais un deuxième projet pour la fabrication d’outils consommables destinés aux professionnels de la marbrerie. Ce qui m’a surtout motivé, c’est la volonté de vouloir créer et réussir ma propre entreprise, la valorisation du potentiel acquis en matière de maintenance industrielle et surtout le cadre juridique encourageant à la création d’entreprises et le soutien indéfectible de ma pépinière d’attache, Mahdia.

« L’innovation était toujours mon objectif »

Je pouvais sans aucune crainte m’atteler à la fabrication de petites débiteuses et polissoirs pour marbreries, à la régénération des disques et lames, à la maintenance des machines pour marbre sans craindre la concurrence par trop faible qui a été étudiée : trois sociétés de représentation de marques étrangères et 5 commerçants qui font la distribution de la petite quincaillerie ambulante.
Les machines pour le travail du marbre étaient jusqu’ici totalement importées. Le plus, c’est que nous concevons des machines pour nos clients, non existantes sur le marché, selon un cahier de charge établi entre les deux parties. Nos prix sont à 60% moins chers que la concurrence étrangère, et nous assurons un service après vente, dont les délais d’intervention ne dépassent en aucun cas les quelques heures.
La première étape était le choix des machines à fabriquer, la conception et l’élaboration des plans. La deuxième étape était d’aller à la pépinière de Mahdia pour poursuivre la formation et l’initiation à la création d’entreprise. Ensuite le dépôt de dossier chez l’APII et la constitution juridique de la société.
Le premier soutien que j’ai eu était de ma famille, ma femme et surtout mon père, que ce soit sur le plan moral ou financier. C’était difficile au démarrage surtout sans matériel et l’absence de fond de roulement d’où le recours à la sous-traitance. La BTS m’a ouvert la première porte avec un premier crédit de 12.000DT pour acquérir le premier matériel avec lequel j’ai fabriqué mes premières machines faites à 100% dans nos ateliers et un deuxième crédit de 28.000 D pour le démarrage de ma seconde unité. Après 10 ans de travail dans le secteur de l’industrie de marbre et l’industrie mécanique, j’avais acquis l’équivalent d’une goutte dans un océan, mais avec cela j’ai vécu une belle expérience durant ces années d’efforts, de labeur, de recherches pour créer toutes ces machines que j’ai personnellement montées.
Toute ma vie durant, j’étais optimiste, et même dans mon métier je ne peux aller de l’avant sans l’être. La courbe d’évaluation de mon projet était durant ces 3 ans et quelque mois exponentielle, et j’essayerai de la maintenir à un niveau haut de manière à assurer la survie et le développement de ma société. A ce niveau, le développement et l’innovation était toujours mon objectif. La première chose, pour gagner la course, il faut toujours aller de l’avant, et pour le faire, ont doit travailler durement et rénover quotidiennement. Oui, je pense toujours à développer le projet par l’acquisition de nouveaux équipements, la variation de la gamme de produits et la recherche de partenaires étrangers. Le prix du Président de la République représente pour moi un honneur et la plus belle récompense que j’ai eue durant mes 31 ans. En contrepartie la responsabilité est devenue plus grande et la barre est très élevée, il faut être à la hauteur et ne jamais reculer ».


Mahdia Entreprendre - 13 juillet 2010
 

TIC CONSULTING
Au diapason de l’intermédiation avec les prospects chinois
Sfax Innovation II, un dynamisme à toute épreuve. 750 m2 d’espace couvert, adossée à la Zone Industrielle de la Poudrière II. Une équipe dynamique, des résultats probants après juste une année d’existence. 14 projets hébergés et déjà 2 entreprises sorties pour s’installer à l’extérieur, LEDHES, une entreprise d’extraction et de développement d’huiles essentielles et SOCOMED, une entreprise de construction métallique et de décoration. Nejla Lassoued fait partie de ces jeunes créateurs hébergés à l’effet de réussir le démarrage de leurs projets dans l’une des deux pépinières du Réseau National des Entreprises que compte la région de Sfax.


Témoignage

Je suis née dans une famille de fonctionnaire qui m’a toujours poussée de l’avant. Mon père architecte m’a encouragé et orienté. Ma mère m’a aidé moralement et financièrement. Petite déjà j’adorais les langues vivantes et je voulais devenir hôtesse de l’air. J’ai pourtant eu un bac sciences expérimentales en 2000 mais j’étais résolue à étudier les langues et surtout la langue chinoise qui me passionnait. Avec une maîtrise en langue et civilisation chinoise en 2004, j’étais prête à affronter le monde. Et quand vous ne pouvez pas voir le monde, c’est lui qui vient à vous.
A 23 ans j’étais déjà interprète chinois dans une entreprise plastique. Une année plus tard j’étais attachée commerciale dans un groupe de sociétés. Puis j’ai enseigné le chinois dans un centre privé de formation à des hommes d’affaires tunisiens et repris ma valise d’attachée commerciale pour de grands groupes d’alimentaire, représentant l’eau minérale et l’huile de table. De cette mobilité dans le travail, je suis sortie avec une nouvelle personnalité, enrichie, avec plus de compétences et de savoir faire dans la formation, la traduction, le sourcing, le commercial, l’accompagnement et l’information. Comme on dit c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Je l’étais assez pour vouloir créer mon propre bureau d’intermédiation avec le monde des affaires chinois et ce depuis mon retour de deux voyages d’affaires en Chine. L’un en tant que représentante d’IMEX, exportation d’huile d’olives, à la foire de Pékin en 2006 et le deuxième en tant qu’accompagnatrice de TITAS, fabricant de chaussures de sport en 2007.
Malgré son ouverture économique, financière et culturelle depuis une dizaine d’années, la Chine reste une gigantesque métropole asiatique où il est facile de se perdre. De plus, peu de personnes parlent anglais, et le chinois mandarin reste la langue la plus parlée d’où les difficultés pour se déplacer en taxi dans la ville. Notre objectif est de favoriser le développement de la fréquentation touristique et des affaires à par l’amélioration constante de la qualité des prestations.


TIC CONSULTING est une société de consultation spécialisée dans le développement d’activités entre la Tunisie et la Chine. C’est le premier bureau à Tunis qui s’intéresse à aider les hommes d’affaires tunisiens et chinois dans la formation, la traduction, la prospection et la représentation commerciales. Le marché chinois, objet de toutes les convoitises est promu à un fort développement, que ce soit en biens d’équipements, en bien de consommation, qu’en capacité d’exportation de produits bon marché. Cela est dû essentiellement aux coûts de production plus faibles que dans le reste du monde.
Mon projet a été réalisé grâce à l’accompagnement de la pépinière, avec un crédit de la BTS de 7.000 D. Le plus difficile pour un débutant c’est de trouver un local. Sfax Innovation m’a offert cette prestation et bien d’autres. Un expert pour mon étude de marché, ma participation dans les foires et séminaires et surtout ma participation au forum tuniso chinois organisé par la FIPA en juin 2009. Mon rêve s’est concrétisé. Et quand la mer ne vient pas à vous c’est vous qui allez vers elle. La prochaine étape dans le développement de mon projet, c’est l’extension avec la création d’un bureau en Chine pour assurer le back office de mes clients et prospect sur le sol chinois…
(*) http://www.tic-consulting.com


Sfax innovation II – 19 Janvier 2010
 

Témoignage de Walid CHADDED hébergé à la Pépinière d’entreprises de Siliana

« Le parcours d’un jeune créateur »
 


La pépinière d’entreprises de Siliana, installée dans l’enceinte de l’ISET depuis novembre 2007, offre aux jeunes et nouveaux créateurs d’entreprises avec ses 200 m2 d’espace couverts les bureaux et la logistique nécessaire qui fait souvent défaut quand on est fraîchement diplômé, et qu’on manque de l’assise financière pour faire face aux dépenses et aux charges financières pour le démarrage d’un projet. Depuis plus de deux ans, elle joue le rôle de cheville ouvrière pour l’attraction des jeunes diplômés désirant créer des projets innovants et particulièrement ceux qui ont trouvé des difficultés à, trouver un emploi dans la région. La pépinière abrite actuellement 3 entreprises qui ont démarré leur activité en son sein : un projet d’extraction d’huiles essentielles, un projet d’essaimage avec la SONEDE pour la réhabilitation des réseaux d’évacuation, et une agence de développement et d’hébergement de sites web. Walid CHADDED est l’un de ces jeunes créateurs. Bien campé sur ses 25 ans, dynamique et entreprenant, un bac math en poche acquis en 2003 et une maîtrise informatique appliquée à la gestion en 2007, il décide de rester dans sa région natale et de créer sa propre agence. Ci-joint son témoignage.

« Je résume la création de mon projet TOPWEB : agence de développement & Hébergement des sites web en quatre étapes :

De l’idée au projet
S’informer sur la création d’entreprise constitue la première démarche : je participe à des réunions d’informations, je rencontre et j’échange avec des créateurs. Cela me permet d’éviter de se laisser surprendre en prenant connaissance des étapes à suivre et des aides disponibles sur la région de Siliana. Avant de me lancer, j’ai également pris le temps d’analyser toutes les implications personnelles et professionnelles liées à mon projet : compétences à mobiliser, motivation, disponibilité. Cette étape est indispensable à la réussite d’un projet réaliste, et le plus important c’est que j’ai participé à la formation du CSCE (Centre de Soutien à la création d’entreprises) qui a été organisée dans la pépinière d’entreprises « SILIANA INNOVATION » et qui a des influences positives pour la création de mon projet.

Le montage du projet

L’analyse de l’environnement local et l’étude de mon futur marché sont des éléments essentiels qui permettent de vérifier l’intérêt économique du projet. C’est également le moment privilégié pour compléter mon expérience professionnelle et ma formation initiale en acquérant des compétences complémentaires. Me former, c’est assurer la sécurité et la viabilité de mon projet, et c’est pour cela j’ai fait un stage SMP (Stage en milieu professionnel) à OPENLINK (Entreprise de développement des sites web) au sein de laquelle j’ai approfondi mon expérience dans le monde du web et du développement.

La recherche de financement

Les sources de financement sont multiples : banques, associations, investisseurs, …Il faut donc savoir vendre mon projet et adapter mon discours aux financeurs potentiels. Un projet bien préparé a toutes les chances de trouver les financements nécessaires à son développement et mon projet a été financé par le BTS avec un investissement de 7 000 dinar sans aucune garantie, j’ai donc choisi derechef ce montant pour débuter ….

Le lancement du projet

Mon premier contact pour l’hébergement a été effectué à SILIANA INNOVATION la seule structure d’hébergement de projets innovants dans la région, dans laquelle j’ai trouvé toute l’aide nécessaire auprès de l‘équipe pépinière sur place et du Directeur régional de l’API responsable de la pépinière. Et voila maintenant je suis hébergé à la pépinière d’entreprise de SILIANA. Je bouge beaucoup à la recherche de prospects, de clients potentiels. Je suis heureux et j’espère que mon projet va prendre le chemin de la réussite ».
 


Siliana Innovation - 15 Janvier 2010
 


Témoignage de Habib HADIDANE hébergé à la Pépinière de Nabeul :
« TRANSICALL, un nouveau concept de gestion intégrée de l’information »


Habib HADIDANE, fait son apprentissage, académique et entrepreneurial, en France. En 2008 ans il retourne chez lui et créée TRANSICALL avec l’aide de Nabeul Elan Technologique.

« Environnement favorable, écoute, disponibilité, ce sont là les maîtres mots à la pépinière de Nabeul »

« Mes motivations, tant sur le plan de l’activité que sur celui de l’environnement général des affaires sont multiples et variées. Il ya d’abord mon expérience différenciée en informatique, marketing et gestion des entités économiques en France et aussi des partenaires étrangers et des promesses sérieuses pour la création et le développement du projet (3 contrats en stade de négociation très avancée et un quatrième en cours de finalisation).
« Environnement favorable, écoute, disponibilité, ce sont là les maîtres mots à la pépinière de Nabeul, réitère Habib. Un dispositif d’encouragements à la création d’entreprises, mis en place par le gouvernement tunisien à travers aides et dotations par le biais de différentes institutions particulièrement, en matière d’investissements dans le domaine des NTIC. Une étude de faisabilité a été engagée par la Pépinière, un plan d’affaires ainsi qu’une étude de marché que j’ai présenté, dans le cadre des"Mercredis de la Création d’Entreprises" aux différents établissements bancaires, en vue d’obtenir les ressources financières nécessaires. Et j’ai obtenu haut la main les crédits sollicités : 80.000 D avec la BFPME et 64.000 D avec la BTS».
« Aujourd’hui je suis en mesure de me positionner sur un produit phare, un PGI, Progiciel de Gestion Intégré, avec lequel TRANSICALL, entame l’ère de la Gestion Intégrée…l’ouverture actuelle de l’entreprise tunisienne y est favorable, optimisme et professionnalisme sera notre ligne de conduite.
Site web : www.transicall.com


Nabeul Elan Technologique 22 Octobre 2009.
 

Pépinière de Radès
Témoignage : Abdesselem KANZOUL
« L’Appui déterminant de la pépinière de Radès dans mon projet d’essaimage»

L’accompagnement des créateurs constitue aujourd’hui le fer de lance de la politique de l’Etat pour soutenir et appuyer les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur avec la multiplication des centres d’appui tels que les centres d’affaires, les pépinières, des programmes d’employabilité de l’ANETI. Les techniciens qui détiennent une expérience dans un domaine particulier et qui souhaitent essaimer voire exercer cette activité à leur propre compte trouvent une réactivité favorable auprès des structures de soutien et de financement. Le parcours professionnel d’Abdesselem Kanzoul en est un exemple.


Quand Abdesselem parle de son métier, il le fait avec passion. « Avec une formation professionnelle en textile renforcée par une autre formation en maintenance des machines à coudre, j’ai débuté ma carrière dans plusieurs usines de broderie industrielle. Le plus de la broderie c’est qu’elle permet d’ajouter de la valeur aux produits confectionnés et de marquer les nouvelles tendances et les nouveaux looks de la clientèle. Aujourd’hui et après dix années d’exercice de cette profession, j’ai lancé mon entreprise « Société Future Broderie », pour la broderie simple (sigles des entreprises sur les vêtements de travail, les casquettes les tee shirts) et la broderie à paillettes (robes de soirées…) ».
Le parcours d’Abdesselem a commencé en 2006 à l’ANETI où il a participé au cycle de Formation CEFE pour la création d’entreprises. « Au terme de cette formation j’ai très vite réalisé que j’étais bloqué. Le business plan que j’avais élaboré avec l’aide des facilitateurs, devait dépasser les 15.000 D que la BTS était en mesure de m’accorder, or l’évaluation estimative de mon projet nécessitait davantage. Il faut dire aussi qu’au cours de cette formation l’animateur de l’API m’a orienté sur la pépinière de Radès ».
« C’est là où j’ai trouvé l’aide nécessaire pour élaborer mon plan d’affaires autour d’un investissement total de 90.000 D, avec intervention d’une SICAR dans le capital, du FOPRODI (Fonds de développement et de décentralisation industrielle), et de la BH avec la BFPME pour le crédit à terme. Il est vrai que les SICAR interviennent rarement dans des projets à faible investissement, mais la confiance des banquiers était placée d’une part dans la fiabilité du projet et ensuite dans la détermination, la compétence et le profil du promoteur ».
Abdesselem est assez serein et confiant dans l’avenir, avec son expérience de dix ans dans le métier, il compte sur un réseau relationnel et professionnel pour positionner son entreprise par rapport à une concurrence qu’il qualifie de faible (113 sociétés qui la plupart ne répondent pas à la demande dans de bonnes conditions).
Et d’ajouter. « Nous opérons dans un secteur à fort potentiel d’investissement. La participation des capitaux étrangers dans plus de mille entreprises tunisiennes, la présence d’entreprises de renommée internationale telles que BENETTON ou VAN LAAK, ainsi que la cotraitance pour de grands donneurs d’ordre ont hautement participé au succès du secteur textile et habillement. C’est une preuve supplémentaire de la compétitivité de la Tunisie dans ce secteur ».


Pépinière de Radès 29/09/2009.

 

Pépinière de Kairouan
Témoignage / KHAOULA DHIF

« Le travail de la matière une passion »

Peut-on être artisan et fils d’artisan ? Peut-on être jeune créateur et artisan ? Peut-on être diplômé de l’enseignement supérieur et artisan ? Le mérite de Khaoula Dhif s’est d’être tout cela à la fois. A un moment où l’on parle de recul dans la passation des traditions et des métiers aux générations futures, on assiste à la naissance de nouveaux profils d’artisans, des autos entrepreneurs diplômés qui font du travail de la matière leur gagne pain voire leur passion.


Très jeune Khaoula, s’est prise de passion pour le travail de la matière. « Je suis la fille aînée d’un artisan kairouanais, de ce fait et depuis mon jeune âge, j’ai appris avec mon père les abc de la couture, du capitonnage, de la confection du cuir, bref du bricolage…et puis j’ai suivi mon chemin dans le domaine artistique en passant par la grande porte, celle de l’Institut supérieur des Beaux arts de Sousse. Mon parcours professionnel, je l’ai effectué dans plusieurs entreprises au cours de mes études supérieures et une fois diplômée en Design intérieur. C’est là où j’ai forgé mon capital confiance et l’atout expérience, en travaillant durant quatre années comme employée pour le compte de diverses entreprises dans le domaine de la décoration, du design meuble, du plexiglas. C’est ce parcours d’apprentissage qui m’a conduit tout simplement à créer mon propre atelier. »
Et d’ajouter. « Au cours de mon travail dans les entreprises, j’ai particulièrement apprécié le travail du plexiglas, en plus c’est un article qui bouge, et donc je suis suffisamment rassurée quant à mon avenir et suis en mesure de joindre l’utile à l’agréable ».

«J’ai pu réaliser mon projet rapidement durant une période d’incubation très courte»

En avril 2007 Khaouala est prise en main à la pépinière de Kairouan. Elle effectue d’abord le cycle de formation à la création d’entreprises et d’emblée elle présente son business plan un mois plus tard à la Criée des start up. « J’ai pu réaliser mon projet rapidement durant une période d’incubation très courte grâce à l’assistance et au soutien des cadres de la pépinière, particulièrement, pour la mise en œuvre de mon projet, la formation continue en matière de gestion, bref pour les différentes étapes de concrétisation de mon projet.
En septembre 2007 elle démarre son entreprise, « PRISM DESIGN », projet qu’elle réalise pour un investissement de 30.000 D grâce au financement de la BTS. PRISM DESIGN s’est depuis spécialisée dans la création et la réalisation de produits utiles et décoratifs personnalisés en plexiglas (PMMA) : trophées, porte brochures, présentoirs, badges, portoirs, porte documents, supports, porte clés, plaques signalétiques internes et externes, urnes, lutrins, bornes et prototypes …
« Certes le plexiglas est d’utilisation courante en Tunisie depuis les années 90. En 1924 les chimistes Barker et Skinner obtiennent un verre organique, le poly méthacrylate de méthyle (PMMA), commercialisé par Rohm en 1934 sous le nom de plexiglas et connu en France par exemple sous le nom d’altuglas. Le PMMA est hautement apprécié depuis pour sa transparence et sa solidité et sert à des utilisations diverses en matière de design, de décoration et d’ameublement. Moi j’ai choisi d’en faire mon métier tout en m’installant dans la durabilité, celle de développer et diversifier mon entreprise en tissant des relations fiables avec mes différents partenaires qu’ils soient fournisseurs ou clients. La base, je l’ai apprise avec mon artisan de père, le reste est venu au fil des jours, en surmontant les difficultés, grâce au soutien de la pépinière… ».

Pépinière de Kairouan 29/09/2009.
 

 
 

Témoignage de Ibticem Chakroun hébergée à la Pépinière de Mahdia

« J’ai créé TUNARGILE pour valoriser notre argile verte »

A l’image de son père phytothérapeute, Ibticem, est une scientifique passionnée par les bienfaits de la nature. Après une thèse de doctorat sur les bienfaits médicinaux de l’argile verte, elle passe à l’acte, créant sa propre start up pour la valorisation des qualités thérapeutiques de cette roche. Soutenue et hébergée par Mahdia Entreprendre, avec « TUNARGILE » Ibticem part à la conquête du marché pharmaceutique tunisien. Voici son témoignage.

Ayant baigné dans un environnement très proche de la nature depuis mon jeune âge, je n’imaginais pas mon cursus scolaire et mon parcours professionnel s’éloigner de cette nature. C’est ainsi que je me suis retrouvée tout naturellement à faire mes études au sein de la Faculté des Sciences de Sfax, un cycle qui porte bien l’intitulé de mon ambition éducative : « les sciences de la vie et de la terre ». En finissant ce cycle, je me suis retrouvée une attirance vers cette terre qui nous porte et j’ai essayé de finir mes études en me spécialisant dans son étude. Pendant mes études de 3ème cycle universitaire, je suis partie de l’étude de la ressource planétaire la plus précieuse « l’eau » en menant un mémoire de DEA sur les ressources fossiles véritable trésor enfoui sous le désert tunisien.
Mon attachement à la terre, mes intérêts scientifiques et en troisième lieu mon milieu familial à forte composante médicinale m’ont amené enfin au sujet de thèse que j’ai choisi pour finir mes études : « Les bienfaits médicinaux de l’argile ». Cette thèse que j’ai faite au sein du Centre de recherche de Borj Cedria et en collaboration avec l’Université de Pharmacie de Grenade en Espagne m’a permis de confirmer scientifiquement les bienfaits de l’argile selon la tradition tunisienne et le savoir faire que nos ancêtres ne cessaient de nous apprendre.

Comment pourrais je faire de cette passion et de ce savoir faire que j’ai acquis une start-up performante et rentable sur le plan financier et sur le plan humain ?

Mon but était de mener à bien ce projet pour des raisons financières évidentes et inévitables mais aussi pour des raisons plus concrètes celles de crier haut et fort les bienfaits de cette ressource naturelle qu’on possède dans notre pays et qui se voit de plus en plus marginalisée comme « pratique des anciens », qui pourtant peut se révéler fort utile une fois traitée scientifiquement. C’est là où j’ai eu la chance d’être soutenue à la pépinière de Mahdia qui a permis à la scientifique de formation que je suis d’être introduite à des domaines qui m’étaient jusque là inconnus, qui sont le domaine de création d’entreprise avec toutes les modalités administratives, les connaissance juridiques et les prédictions financières. C’est dans ce cadre que mon projet scientifique a pu avoir le soutien et l’accompagnement des experts pour passer d’une thèse écrite sur du papier avec des formules scientifiques à un produit réel pouvant se développer sur un marché essentiellement pharmaceutique.
C’est ainsi que dans ce cadre fertile de la pépinière de Mahdia, qui en plus du soutien au niveau des connaissances et du savoir faire entrepreneurial offre aussi un soutien financier indispensable à une start-up comme la mienne, j’ai pu entamer les premières analyses des argiles venant des quatre coins de la Tunisie pour choisir celle qui d’après les études scientifiques que j’ai menées est la plus apte à remplir ce rôle médicinal qui est propre à cette roche.
Au jour où j’écris cet article, j’ai déjà entamé la vente de mes produits à plusieurs pharmacies, mais la plus grande satisfaction et fierté que je compte est celle que j’ai pu avoir en constatant la guérison de quelques patients dans mon environnement proche grâce à cette roche qui gît à même le sol de notre pays.
 

Témoignage de Abdellatif MAAMRI hébergé à la Pépinière de Gafsa

«Grâce à Bizspark, Futuris Group s’engage sur une ouverture à l’international»

Avec une expérience riche en enseignement Abdellatif MAAMRI retourne chez lui et crée en 2008 sa propre start up à Gafsa. Depuis son adhésion au programme Bizspark, en octobre dernier de nouvelles opportunités se créent pour lui en vue d’une ouverture à l’international.
 

Tous les choix que j’ai fais dans ma vie ont été déterminants. Mon premier choix était de finir mes études en économie de gestion à la faculté de Sfax. Et puis est venue l’expérience : en 1993, après la faculté avec mon deuxième choix vital, commencer ma carrière professionnelle par la grande porte, celle d’un groupe de renommée internationale « Poulina ». Il faut particulièrement souligner que j’ai été superbement parrainé par ses dirigeants, qui m’ont appris « comment faire et surtout bien faire », comment planifier et persévérer. J’ai très tôt appris que le « marketing est la clé du succès mais aussi son catalyseur ». Après ce riche parcours professionnel, mon troisième choix était fait : acquérir le maximum d’expérience dans la plupart des domaines en m’appuyant sur le principe sacro saint « aime ce que tu fais viendra le jour où tu fera ce que tu aimes ». Ne dépassant jamais deux ans dans la même entreprise, j’ai pu donner le meilleur de moi-même dans mon travail, en expérimentant le challenge du travail par objectifs, j’atteignais normalement mes objectifs ce qui permettait mon ascension professionnelle.
L’idée de mon projet était dès le départ très claire, travailler dans un domaine d’avenir ce qu’on appelle communément « les nouvelles technologies de l’information et de la communication ». Elle reposait également sur un adage de principe « Start small and Think global ». Et c’est là que commençait le parcours de mon projet.
Fin 2007, après une longue négociation avec ma famille à Tunis et à Gafsa, qui m’a longuement et continuellement soutenue, mon quatrième choix déterminant était fait, retourner à Gafsa, ma ville d’origine et y créer un projet avec mon expérience riche d’enseignements.
Le contact avec les dirigeants de la pépinière de Gafsa Technologie du Futur a été très rapide. C’est là où on m’a aidé à peaufiner mon plan d’affaire, où on m’a fourni un hébergement immédiat pour la réalisation de ma start up, un accompagnement très professionnel en préservant « ma liberté de rêver » avec un « accompagnement à la réalisation de mon rêve », des experts dans tous les domaines, une information instantanée et de qualité…Comme l’avenir de nos jours se réserve aux regroupements et aux rassemblements d’où « Futur is Group ». « Futuris Group » est née en janvier 2008. Elle est spécialisée dans la conception de logiciels, la réalisation de sites web, et la gestion de contenus numériques.


Depuis notre adhésion à « Bizspark », nous avons un accès libre à tous les logiciels de Microsoft à titre gratuit, un coaching ciblé dans nos domaines d’exercice, une visibilité internationale garantie par notre présence sur le portail Microsoft



Il fallait dès le départ penser « donnez des ailes à mon rêve ». La réflexion était déjà suscitée et l’idée balisée grâce à la sollicitude de la Pépinière, des autorités régionales et particulièrement M. le gouverneur. La solution c’était trouver des alliances stratégiques pour Futuris Group.
La première alliance fût avec « Technet », l’une des agences web les plus dynamiques en Tunisie dans un premier projet, www.echry.net, un portail d’annonces gratuites sur le web, qui après six mois d’existence fait plus 12.000 entrées mensuelles. La deuxième alliance avec « Caii », qui réussit dans la conception des solutions web 2.0.
Ces deux alliances stratégiques ont préparé le terrain pour le démarrage en octobre 2008 des négociations avec le géant mondial du software « Microsoft » pour intégrer son réseau de partenaires en Tunisie et dans le monde, une première pour le sud tunisien, pour avoir ainsi accès aux formations, certifications et à la visibilité internationale. Avec notre adhésion au programme « Bizspark », ce programme parrainé par la pépinière de Gafsa, nous a permis d’avoir un accès libre à tous les logiciels de Microsoft à titre gratuit, un coaching ciblé dans nos domaines d’exercice, une visibilité internationale garantie par notre présence sur le portail Microsoft partner finder, une assistance directe à la commercialisation de nos produits par le biais de son réseau de partenaires ainsi que celui de ses clients.
Cinq mois après l’expérience de « Biszpark » nous comptons déjà un premier contact avec deux sociétés américaines et une société française agissant dans nos domaines d’activités, une demande d’outsourcing des services web avec l’une des plus importantes sociétés TIC algériennes...

 

Témoignage de Ghassen Meftah manager de YAMAICHI ELECTRONICS hébergée à Softech, Pépinière de la Technopôle de Sousse

Des Connecteurs développés par des Ingénieurs Tunisiens



La région de Sousse héberge depuis les années 80 des implantations de fabricants de l´électronique renommés. Les fabricants y font usage surtout de la très bonne formation de ses salariés.

Visite M. Mohamed-Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale

Comme les centres d´études de ces fabricants ne quittaient pas pour la plupart l´Europe, il n´y a pas eu encore de transfert de technologie proprement dit dans le domaine de la conception.

Au début de l´été 2007 la succursale européenne de la société japonaise, Yamaichi Electronics Deutschland GmbH, projetait d´élargir ses capacités de conception en dehors de l´Allemagne et envisageait plusieurs pays en Europe de l´Est et en Afrique dont la Tunisie.
 

Après l´étude sur place de plusieurs projets réussis d´implantation d´entreprises européennes en Tunisie, le projet innovant du centre d´études à Sousse vit le jour.

Le jeune bachelier tunisien Ghassene Meftah a été envoyé déjà en 1995 en Allemagne pour y faire des études dans le cadre d´un programme de bourse d´études du gouvernement tunisien.


Avec son diplôme universitaire en poche et après ses premières expériences professionnelles chez des entreprises allemandes, M. Meftah comptait apporter son concours au succès du programme ambitieux de transfert de technologie du gouvernement tunisien et s´était décidé début 2004 de retourner en Tunisie.

M. Meftah faisait de bonnes expériences avec des entreprises allemandes implantées en Tunisie travaillant dans le secteur de la télécommunication et la production. Mais lorsque son chemin avait croisé en été 2007 celui des dirigeants de la société Yamaichi Electronics Deutschland GmbH il s´était rendu compte sur le coup que le projet du Centre d´Etudes de Sousse était exactement le défi dont il avait rêvé depuis ses premiers jours à l´Université d´Erlangen en Bavière.

Début 2008 les quatre premiers ingénieurs tunisiens étaient déjà à pied d’œuvre à Munich pour une formation soutenue de deux mois.


Pendant ce temps M. Meftah était occupé avec l´aménagement des nouveaux locaux hébergeant ce projet novateur. Pour M. Meftah, „Softtech la pépinière “ du Technopôle de Sousse offre tous les avantages qui fournissent la motivation et dont a besoin un jeune dirigeant pour la réalisation de projets innovants dans le secteur de l´électromécanique.


Les avantages qu´offre la pépinière d’entreprise sont en effet intéressants car ils concernent beaucoup d´aspects de l´entreprise : l´architecture moderne, l´infrastructure adaptée aux besoins et la logistique.

Grâce au parrainage des institutions-clé comme surtout l´administration du Technopôle, la FIPA et l´API lors de l´établissement du Centre d´Etudes, l´on pouvait s´aligner sur le chemin à succès.

Aujourd´hui le « Design Center Yamaichi Electronics » à Sousse emploie 12 ingénieurs qui construisent main dans la main avec une équipe internationale et à l´aide d´une ligne Internet dédiée de 2 Mo des connecteurs et des solutions spécifiques de test adaptées à des clients renommés des industries semi-conducteur, automobile et de la technologie médicale.


Un complément très important des activités de développement et de construction représente le laboratoire aménagé en été 2008. Les jeunes ingénieurs peuvent y tester minutieusement les prototypes de leurs dessins grâce à l´équipement de haute technologie.

De plus il existe un projet de montage d’une unité de fabrication sur site pour certains produits. Si ce projet se réalise dans l´avenir ce sera une première en Tunisie qu´un centre de production soit desservi par un centre d´études sur place, alors que d’habitude bien d’entreprises n’envisagent l´établissement de centre d´études sur site qu’après des années de production.

Ce sera ainsi un modèle de succès et ceci grâce à une vision claire et innovatrice et au soutien et la logistique de Softech pépinière.
 

Promoteur : Haythem JAMAI hébergé à la pépinière de Kairouan
« La Kamla, un nouveau concept pour l’exportation du tapis de Kairouan »

Comme beaucoup de jeunes qui ont pensé à se réaliser et à s’épanouir par la création, Haytham Jamaï a puisé son idée dans l’histoire de sa ville, une histoire ancestralement ancrée dans la culture et le développement intelligent de ses produits et particulièrement la commercialisation du tapis grâce à son entreprise «La Kamla» et grâce au web. Il dirige actuellement, ce projet qu’il a réalisé avec l’accompagnement et le soutien de la pépinière d’entreprises de Kairouan qui l’héberge, à cheval entre Tunis et Paris.

Après avoir réussi major du gouvernorat de Kairouan au baccalauréat, Haythem a intégré l’IPEST, l’Institut préparatoire aux concours des grandes écoles françaises et tunisiennes. Il a réussi à intégrer l’école d’ingénieur de Bordeaux, où il a obtenu son diplôme d’ingénieur. Il a ensuite fait les premières classes de son parcours professionnel. C’est la RATP (Régie Autonome des transports publics) à 25 ans comme ingénieur d’études. A 26 ans il fricote avec les salles de marchés. En mission à la salle des marchés de la Société Générale, il travaille sur une application de gestion de risque opérationnel, en mission chez Calyon pour le compte de la salle de marché du Crédit Agricole et du Crédit Lyonnais, il travaille sur une plate-forme de trading sur des SWAP. C’est là où il forge son expérience sur l’étude et la conception d’applications.
Entre l’expérience d’un ingénieur sur les nouvelles technologies et la commercialisation du tapis, il y a un grand pas auquel s’est résolu Haitham : «Le tapis de Kairouan et le tapis tunisien en général est unique, riche et porteur d’une histoire ancienne. Néanmoins, l’exportation du tapis diminue principalement à cause de la concurrence du tapis industriel et du tapis d’Orient et du changement du marché européen. Le tapis de Kairouan (et le tunisien en général) est capable de revenir en force sur le marché européen et même atteindre de nouveaux marchés. L’adaptation, le pari sur la qualité et la promotion sont plus que nécessaires. Donc, afin de promouvoir ce tapis, de garder des emplois pour des artisanes de talent, perdurer un artisanat de longue histoire, nous avons créé un nouveau concept La Kamla. Le nom s’inspire d’une légende kairouanaise: la première femme, fille d’un gouverneur, qui a passé deux ans à tisser le premier modèle classique de Kairouan et en fit don au Mausolée de la ville, s’appelle Kamla. Ce concept insiste sur la qualité, le sur-mesure, la créativité et la satisfaction du client. Il place le tapis avant tout comme un produit artistique».

La Kamla, qui est totalement exportatrice, travaille naturellement avec des marchés en pleine crise économique grâce à sa créativité

Haythem a certes réalisé son projet sans recourir à des crédits bancaires, il a particulièrement bénéficié du soutien de la pépinière de l’API.
«Elle me permet surtout d’avoir les bons contacts avec les organismes qui ont une liaison avec le monde de l’artisanat. Cela me facilite donc l’accès à des expositions internationales et enrichit notre concept. Elle me permet aussi la mise en relation avec d’autres entrepreneurs. Pour la concrétisation de mon projet j’ai bénéficié de l’aide d’un expert-comptable, qui s’est chargé des démarches administratives. La difficulté que j’ai rencontrée lors de la création est surtout due au fait que je réside à l’étranger. Mais cela reste un atout pour le développement de l’entreprise à l’extérieur. La Kamla, qui est totalement exportatrice, travaille naturellement avec des marchés en pleine crise économique actuellement. L’effet se ressentira auprès des clients particuliers comme des opérationnels, tels que les hôtels et les professionnels de la décoration. Aussi seules la créativité et l’innovation sont les sources de la réussite dans un monde fortement concurrentiel. Pour cela, nous misons sur la rénovation avec le design sur lequel nous travaillons énormément pour développer notre concept sur le marché français, et prochainement en Europe orientale et dans le Moyen-Orient».
www.la-kamla.com

 

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Date de la dernière MAJ: 01 Septembre 2010

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